vendredi 21 juillet 2017

Inaccessible, de Katharine McGee



Titre : The Thousandth floor (Inaccessibles)
Auteur : Katharine McGee 
Éditeur VO : Harper Collins
Éditeur VF : Michel Lafon

Parution : 2016
Prix VO : $9.99
Prix VF : 17€95


4eme de couverture : 

New York est à la pointe de l'innovation et du rêve. La ville est désormais une tour de mille étages où les plus aisés vivent à son sommet. Tout semble parfait, lisse et idéal. 
Jusqu'au jour où une jeune femme tombe du millième étage... 

Qui a pu accéder à cet étage? Meurtre ou accident ? Les suspects sont nombreux... 
• L'image parfaite de Leda Cole cache une addiction à une drogue qu'elle n'aurait jamais dû essayer et à un garçon qu'elle n'aurait jamais dû toucher. 
• La vie merveilleuse et sans problèmes d'Eris Dodd-Radson vole en éclats quand une horrible trahison brise sa famille. 
• Le travail de Rylin Myer dans l'un des plus hauts étages la propulse dans un monde – et une histoire d'amour – qu'elle n'aurait jamais imaginé. Mais que lui coûtera cette nouvelle vie ? 
• Watt Bakradi est un génie de la technologie qui cache un lourd secret : il sait tout sur tout le monde grâce à une IA qu'il a créée. Pourtant quand il est engagé par une fille des étages supérieurs pour espionner un garçon, il se retrouve piégé dans une toile de mensonges inextricable. 
• Et vivant au-dessus de toute cette agitation, Avery Fuller, génétiquement créée pour être parfaite. Celle qui semble tout avoir est pourtant tourmentée par la seule chose qu'elle n'aura jamais...



Première phrase : 

" The sounds of laughter and music were dying down on the thousandth floor, the party breaking up by bit and pieces as even the rowdiest guests finally stumbled into the elevators and down to their homes. "

" " 


Ce que j'en pense : 

    J'ai absolument adoré. Tant que j'ai fait durer ma lecture pendant près de deux semaines, car je ne voulais pas la finir trop vite. Je vais me dépêcher de précommander la suite, qui sort fin août en VO ! 

    Le concept de la tour de mille étages est vraiment intriguant. Les riches en hauts et les pauvres en bas, avec peu de possibilités d'évolution vers le haut, mais beaucoup de facilité à redescendre d'un coup plusieurs centaines d'étages. Du coup, cela me fait penser à l'échelle sociale que chacun s'efforce de grimper au cours de sa vie, mais qu'il est plus facile de descendre que de monter. 

    J'ai aussi beaucoup aimé la façon dont l'intrigue est présentée. L'histoire commence avec un prologue qui relate la chute d'une fille depuis le millième étage. Sauf que l'on ne sait pas qui cette personne est, et ce jusqu'à la fin du roman, ce qui est un bon moyen de nous tenir en haleine. L'histoire alterne les points de vues de différentes personnes, ce que j'ai vraiment adoré car cela permet d'avoir un œil beaucoup plus large sur les différents aspects de la tour

    Les personnages sont tous passionnants, je n'ai pas trouvé que certains étaient plus plats que d'autres. Il sont tous très différents, mais se ressemble parfois dans leur chagrin ou leur solitude. 

    Avery est la fille parfaite don't on attend une vie parfaite, mais ce n'est pas totalement le cas ; j'ai également apprécié qu'elle ne soit pas une pimbêche qui se croit meilleure que les autres. Leda est difficile à cerner car son caractère possède des versants totalement différents. Elle est assez énigmatique. Eris est la fille pour laquelle on se prend d'affection. Tout ce qui lui arrive est complètement hors de son contrôle ; elle est innocente et fait du mieux qu'elle peut pour aller mieux. Rylin est le contraire des trois premières : elle est pauvre tandis que les autres sont riches, et son personnage est nécessaire pour équilibrer la balance de l'intrigue. Enfin, Wyatt, le seul point de vue masculin, est un de mes personnages préférés car il arrive à se frayer un chemin jusqu'en haut sans vraiment essayer. 

    Tout au long du livre, nous rencontrons des personnages secondaires qui naviguent d'un narrateur a un autre, ce qui fait que au début on peut avoir du mal à suivre, mais une fois qu'on s'est habitué a tout les personnages, c'est super car on a l'impression de lire une histoire tissée comme une toile d'araignée ! 

    Enfin, l'univers créé est vraiment incroyable. Les technologies du futur sont innovantes : lentilles qui remplacent les téléphones, voitures à propulsion magnétique, et bien sur construction d'une tour de plusieurs kilomètres de haut. L'univers du roman m'a rappelé celui de la saga Uglies, qui est ma saga préférée de tout les temps, et Cest peut être pour cela que j'ai adoré The Thousandth Floor !


    Je conseille vivement ce livre, pour tout les amateurs de science fiction / romance / drama


Ma note :


Lizie

mardi 4 juillet 2017

Voyage au centre de la Terre, de Jules Verne




Titre : Voyage au centre de la Terre
Auteur : Jules Verne
Editeur : Le Livre de Proche

Prix : 5€10 (pour l'édition de poche)
Parution originale : 1864



4ème de couverture :


Dans la petite maison du vieux quartier de Hambourg où Axel, jeune homme assez timoré, travaille avec son oncle, l'irascible professeur Lidenbrock, géologue et minéralogiste, dont il aime la pupille, la charmante Graüben, l'ordre des choses est soudain bouleversé.

Dans un vieux manuscrit, Lidenbrock trouve un cryptogramme : Arne Saknussemm, célèbre savant islandais du XVIe siècle, y révèle que par la cheminée du cratère du Sneffels, volcan éteint d'Islande, il a pénétré jusqu'au centre de la Terre ! Lidenbrock s'enflamme aussitôt et part avec Axel pour l'Islande où, accompagnés du guide Hans, aussi flegmatique que son maître est bouillant, ils s'engouffrent dans les mystérieuses profondeurs du volcan...



Première phrase :

" Le 24 mai 1863, un dimanche, mon oncle, le professeur Lidenbrock, revint précipitamment vers la petite maison située au numéro 19 de le Königstrasse, l'une des plus anciennes rues du vieux quartier de Hambourg."


Ce que j'en pense :

    Je n'ai pas été trop emballée par ce livre. Je m'attendais à une grande aventure jusqu'au centre de la Terre, avec beaucoup de péripéties  etc. Mais j'avais oublié que c'est un roman du XIXème siècle, alors ce n'est pas un roman d'action. J'ai trouvé la première partie très longue, et plutôt inintéressante, car il y avait beaucoup de discussions, d'énumérations de vocabulaire scientifique, et la préparation du voyage. 

     Enfin le professeur et son neveu atteignent enfin le volcan par lequel ils pénétreront jusqu'au centre de la Terre ; enfin, c'est ce que l'on suppose. Je suis plutôt déçue car je m'attendais à être émerveillée, à lire des descriptions une peu folles et imaginaires. S'il y en a quelques unes, elles ne sont pas vraiment très poussées et l'accent n'est pas vraiment mis sur cela, mais sur le voyage en lui-même

    Cet aspect du voyage comme un trajet initiatique, une découverte d'un monde inconnu, est assez bien exploré. C'est vrai que l'auteur met surtout l'accent sur les difficultés physiques et morales d'un voyage dans les boyaux de la Terre, en explorant des thèmes comme la faim, la soif, la peur. Mais je m'attendais à quelque chose d'un peu plus du domaine du fantastique, alors que dans une certaine mesure ce voyage est presque plausible. 

     Je n'ai pas grand choses à dire sur les personnages. L'un est le neveu réfractaire au début qui finit par être lui aussi fasciné par le voyage, et l'autre est le professeur un peu fou qui ne pert jamais de vue son objectif. 

     Je ne regrette quand même pas de l'avoir lu, bien que je ne sois pas entièrement satisfaite, car c'est un grand classique, et Jules Verne était un précepteur de la littérature d'aventure, d'imaginaire, et aussi pour la jeunesse. C'est un livre à lire. Et si le thème de celui-ci ne vous intéresse pas trop, il a des dizaines d'autres romans de l'auteur dans le même genre


Ma note :


Lizie

mercredi 28 juin 2017

Génération K, de Marie Carteron





Titre : Génération K
Auteur : Marie Carteron
Éditeur : Editions du Rouergue (épik)

Parution : Septembre 2016
Prix : 14€



4ème de couverture : 

Kassandre, Mina et Georg, tous trois un peu bizarres et révoltés, ont un point commun que la plupart des gens ignorent : un pouvoir terrifiant… D’un pensionnat luxueux en Suisse aux quartiers chauds de Naples, la traque commence car leurs dons sont convoités par de redoutables puissances



Première phrase : 

" Entre l'ombre des remparts du château de Bran et Brasov, un camp de Tziganes se dresse à l'écart des habitations. "



Ce que j'en pense :

    Ce livre est une découverte du salon du livre de Paris 2017. Je suis tombée dessus par le plus grand des hasards et le résumé comme la couverture m'ont attiré. Et je ne sais pas si je regrette cette décision ou pas. Le livre est vraiment bien, l'histoire et les personnages sont intéressants et bien construits, mais ce n'est pas un coup de coeur

    Ce qui m'a dérangé c'est le côté gore que le ton prend parfois. Certaines images m'ont carrément dégoûtées , et je dois conseiller aux âmes vraiment sensibles de s'abstenir. Mais il me faut préciser que l'auteur a un talent fabuleux pour la description car elle a vraiment réussi à me mettre mal à l'aise. Autrement, je pense que c'est le seul point qui m'a vraiment posé problème. 

    L'histoire est assez originale. Certes ce n'est pas la première fois que nous sommes confrontés à des jeunes avec des mutations génétiques, mais ici il y a un air de mystique et d'incompréhension ajouté à la formule. Tout n'a pas une explication parfaitement scientifique, en tout cas pas encore dans ce premier tome. L'histoire des chromosomes spécifiques ma bien plu, c'était assez logique, bien que l'explication des pouvoirs de jeunes ne le soit pas du tout. 

    Je trouve que l'auteure a bien réussi la multiple narration : les points de vue alternent entre les chapitres, et parfois dans d'autres romans cela me gêne. Mais ici, le personnage narrateur était clairement indiqué, et je trouve que l'écriture a parfaitement su rendre compte de trois personnages drastiquement différents, ce qui est un peu un exploit. C'est aussi amusant de voir la même péripétie avec des visions contraires , ou du moins divergentes

    Au niveau des personnages, j'ai tout de suite accroché à Georges, que j'ai cerné dans l'instant : c'est le personnage type du gros dur, de la racaille qui a eu une enfance difficile et le reproche au monde entier, mais au fond, il a tout de même un cœur, et se permet d'être ému de temps en temps (bien qu'il ne l'avouera jamais). Kassandre n'a pas une profondeur incroyable : la fausse rebelle qui en veut à ses parents ; elle se donne un genre. Et enfin Mina, plus difficile à cerner : on la croit douce et gentille mais au fond d'elle elle cache quelque chose de bien plus noir, probablement dû à son ascendance. 

    Quand à leurs relations, elles restent pour l'instant strictement amicales et j'aimerai que cela le reste. J'ai envie de voir des personnages principaux évoluer juste en temps qu'amis, et que l'auteur ne tombe dans la facilité de plonger certains personnages dans une relation amoureuse. C'est à voir dans le tome 2. Je pense que je vais finir par me le procurer, parce que j'ai envie de connaître le reste des aventures du trio. 


Ma note :


Lizie


lundi 26 juin 2017

Will Grayson, Will Grayson, de John Green et David Levithan






Titre : Will Grayson, Will Grayson (Will & Will en VF)
Auteurs : John Green et David Levithan 
Editeur VO : Penguin Books
Editeur VF : Gallimard (Scripto)

Parution : 2010
Prix VO : £7.99
Prix VF : 15€







4ème de couverture :

Will Grayson se méfie des sentiments. Les histoires de coeur portent la poisse, tout le temps. Alors quand son meilleur ami, l'exubérant, très corpulent et très, très homo Tiny Cooper, fait tout pour le fourrer dans les bras de Jane, il se dit que cette fille est jolie, marrante et sympa mais... pas du tout son type. 


De l'autre côté de Chicago, un certain Will Grayson (rien à voir avec le premier !), se sent plus mort que vivant : il vient d'apprendre que celui qui le faisait fantasmer sur sa messagerie n'a jamais existé...



Première phrase :

" When I was little, my dad used to tell me, "Will, you can pick your friends, and you can pick your nose, but you can't pick your friend's nose." "

"Quand j'étais petit, mon père avait l'habitude de me dire : " Dans la vie, Will, on peut choisir ses amis, on peut se moucher devant ses amies, mais on ne peut pas moucher ses amis." "


Ce que j'en pense :

    Pour rentrer dans le vif du sujet, j'ai trouvé ce roman très long au début : tout les éléments mettent trop longtemps pour se mettre en place, on ne comprend pas bien qui est qui au début, et les péripéties commencent heureusement juste au moment où je m'ennuyais sérieusement. 

    Maintenant que j'ai dégagé les points négatifs, je dois dire que j'ai beaucoup apprécié les deux Will Grayson. Ils ont tout deux un caractère différent, mais se ressemblent sur quelques points. Ce que j'ai aimé aussi, c'est qu'ils se rencontrent au milieu du roman, mais contrairement à ce que j'avais imaginé, ils repartent séparément et n'ont pas une incidence directe sur la vie de l'autre

     Cette histoire est plutôt comment une rencontre inopinée peut changer beaucoup de choses dans la vie d'une personne, et encore plus si la personne en question porte exactement le même nom que soi. Je pensais que le roman était à propos de leur relation entre eux deux, mais ce n'est pas le cas, c'est à propos de leurs liens avec d'autres personnes mais aussi une personne commune (et je n'en dirai pas plus).

     C'est un très bon roman sur l'apprentissage, sur les coeurs brisées, et ce que cela signifie d'être un adolescent, d'être gay, etc. Le style d'écriture et les thèmes abordés correspondent bien à ce que j'ai déjà lu de John Green, quand à l'autre auteur, je ne le connais pas du tout. Je ne sais pas comment ils se sont partagé le travail mais je suppose que chacun à écrit les chapitres de un W.G. J'ai eu plus de mal à lire les passages du second, car c'est écrit sans majuscules, avec beaucoup de mots d'argo que je ne comprenais pas car je l'ai lu en anglais

    En tout cas, c'est une lecture divertissante, et un bon roman pour se détendre un peu, pour rire et pour à la fois pleurer. 


Ma note :



Lizie

samedi 24 juin 2017

Who Runs the Wolrd ? , de Virginia Bergin


Titre : Who Runs the World ? 
Auteur : Virginia Bergin
Editeur VO : MacMillan

Parution : Juin 2017
Prix VO : £7.99


4ème de couverture :

Soixante ans après qu'un virus ait éliminé presque tout les hommes de planète, la population féminine a fait son deuil, s'est rassemblée et ont avancé, et la vie n'est plutôt pas mal - si on est une fille. Ce n'est pas terrible si on est un garçon, mais River, 14 ans, ne peut pas savoir ça. Jusqu'à ce qu'elle rencontre Mason, elle pensait que l'espèce mâle étaient plus ou moins éteinte.  


Première phrase :

" She is riding through the wood on what was once a road. "

"Elle chevauche à travers les bois sur ce qui était autrefois une route. "


Ce que j'en pense :

     Malheureusement, ce livre n'est pas disponible en français. Je l'ai acheté chez WHS il y a peu, et je ne me suis même pas rendue compte qu'il venait de sortir en VO, alors que je pense pas qu'il sorte de si tôt en France. Mais, si vous êtes capables de lire en anglais, alors ce roman peut peut-être vous intéresser

     Ce roman est à la fois une dystopie et de la science fiction. L'histoire se passe dans un monde où un virus s'est attaqué uniquement aux humains portant le chromosome Y, c'est à dire les hommes. Certains ont alors été enfermés dans des Sanctuaires dans le but de rester en vie, à l'abri du virus, pour pouvoir récupérer du sperme, afin que la race humaine puisse survivre. On rencontre donc River, âgée de 14 ans, et qui ne connait donc du monde antérieur que ce que son arrière-grand-mère Kate lui raconte. 

     River est totalement conditionnée à une vie où les hommes n'existent pas, et avec eux ont disparu la violence, les inégalités, le mensonge. La société s'est ré-organisée après une période de grand deuil et cela l'a profondément changée. C'est très intéressant cet oeil que porte River sur le garçon qu'elle rencontre, car pour elle c'est une créature et non un être humain, bien qu'elle adapte son point de vue progressivement. 

     Je trouve que l'auteur a vraiment fait du bon travail : j'ai vraiment réussi à croire les propos que la jeune fille tenait, et on voit vraiment son incompréhension totale face à la réalité qui l'a précédée, et celle qui s'impose maintenant à elle. Pour donner un exemple, quand Kate (qui a vécu avant le virus), essaye de faire comprendre à River et à sa mère le principe de cacher sa nudité devant un garçon, chose totalement incompréhensible pour les deux femmes, car le corps n'est pas quelque chose à cacher pour elle. 

     Des exemples d'absurdités comme celle-là sont présentes tout au long du livre, ce qui permet vraiment de porter un regard nouveau sur la société dans laquelle nous vivons aujourd'hui, où beaucoup de choses sont absurdes, incompréhensibles, et injustes, et pourtant nous les acceptons. Pire, nous ne nous rendons même pas comptes des absurdités que l'on nous impose, et qui seraient normales dans une société organisée différemment. 

     Seul bémol de ce roman, c'est que je l'ai trouvé un peu lent, notamment à cause du manque d'action : il se passe finalement peu de choses, les pages sont surtout emplies de réflexions et de pensées de River. Je ne trouve pas ça si mal car ses pensées sont plutôt bien orientées. Bref, c'est un roman que je conseille fortement, même si ce n'est pas un coup de coeur.


Ma note :



Lizie

jeudi 22 juin 2017

Le Royaume des larmes, de Rae Carson


Titre : Le Royaume des larmes, La trilogie de braises et de ronces, tome 3
Auteur : Rae Carson
Editeur : Collection R de Robert Laffont

Parution : Avril 2014
Prix : 18€90


4ème de couverture :

Le royaume de la reine Lucero-Elisa est au bord de la guerre civile et ses propres soldats ont ordre de tirer à vue sur elle. En plus, ses ennemis ont enlevé Hector, l'homme qu'elle aime. Elle doit sauver Hector afin de reconquérir son trône. Les terribles secrets qu'elle découvrira durant cet ultime périple au coeur des terres ennemies pourraient bien changer le cours de l'histoire...


Première phrase :

" Nous filons à travers le désert. "


Ce que j'en pense :

      Un très bon tome pour clôturer une trilogie. Beaucoup d'action, du renouvellement par rapport aux tomes précédents. La quête diffère totalement de celles des deux premières. Elisa est toujours en quête de réponses, comme à chaque fois, mais cette fois-ci elle doit aussi sauver l'homme qu'elle aime, et sauver son royaume

    Les enjeux sont encore une fois plus complexes, et on découvre toujours un peu plus d'informations sur les Pierres Sacrées, sur les Inviernos, jusqu'à découvrir l'entière vérité, c'est à dire comment les Animagus puisent leur pouvoir et pourquoi les deux peuples (Inviernos et Joyens), se sont divisé l'origine. 

    Le bémol que j'avais relevé dans ma chronique du tome 2, c'est à dire qu'Elisa prêtait trop d'attention au Destin, priaient tout le temps, etc, ne se retrouve pas ici. Elisa ne perd pas la foi, mais elle l'a suit moins aveuglement. Elle devient plus consciente que tout ne peut pas être justifié par la religion, et elle assume ses actes. J'aime beaucoup également comment elle assume parfaitement son rôle de reine. 

     La relation entre Elisa et Hector s'épanouie, mais encore une fois elle ne prend pas toute la place dans le roman, ce qui sympathique. On peut ainsi découvrir ou approfondir d'autres relations tout aussi importantes, comme celle d'Elisa avec Mara, de Mara avec Belen, ou encore d'Hector et Storm. Je dois dire que ce livre a sa part de petites surprises bien agréables. 

     Je trouve aussi que ce roman peut presque être qualifié de roman féministe, en un sens. L'auteur met des femmes dans des positions de pouvoir, qu'elles soient reines, espionnes, magiciennes ou autre, et c'est agréable qu'un roman ne soit pas empreint de pouvoir masculin. De plus, on sent à plusieurs reprises un profond respect du pouvoir féminin par les hommes, qui n'essaient pas de le diminuer ou de le remplacer. C'est génial qu'Elisa prenne ses propres décisions, secondée par l'homme qu'elle aime, mais sans qu'il ne l'y pousse. 


Ma note :




Lizie

lundi 19 juin 2017

La Couronne de Flammes, de Rae Carson



Titre : La Couronne de Flammes - La trilogie de braises et de ronces, tome 2
Auteur : Rae Carson
Editeur :  Collection R de Robert Laffont

Parution : Octobre 2013
Prix : 16€90


4ème de couverture :

Elisa est devenue une héroïne malgré elle. Secondée par le fidèle Hector et par ses compagnons du Malficio, elle a mené son peuple à la victoire grâce au pouvoir de sa Pierre Sacrée en terrassant une armée menée par des sorciers tout-puissants, les Animagi. Le trône de Brisadulce lui revient de droit, mais les membres de la cour complotent contre cette reine de dix-sept ans. 

Elisa échappe de justesse à plusieurs tentatives d'assassinat. Elle ne peut accorder sa confiance à personne et se rend vite à l'évidence, la mort dans l'âme : elle doit unir sa vie à celle d'un seigneur de Brisadulce si elle veut asseoir son autorité. Suivra-t-elle la voie de la raison quand ses sentiments à l'égard d'Hector sont de plus en plus forts ? 

Pour conquérir le pouvoir dont elle a désespérément besoin afin de vaincre ses ennemis et accomplir sa destinée d'Elue, Elisa part à la recherche d'une source de puissance illimitée, le mythique zafira. Une quête périlleuse qui l'entraînera dans un extraordinaire jeu de piste par-delà les océans. Dans cette quête l'accompagnent ses amis les plus chers, le garçon qui l'a trahie, et l'homme qu'elle aime. Si la chance est avec elle, elle en sortira vivante. Et plus puissante que jamais. Mais il y a un prix à payer.


Première phrase :

" Les gardes, fébriles, me talonnent tandis que je remonte au pas de charge les couloirs du palais. "


Ce que j'en pense :

    J'ai enchainé la lecture du tome 2 à la celle du tome 1, et du coup je me suis faite totalement emportée par l'histoire. Au moment où j'écris cette chronique, j'ai entamé le tome 3, et je suis toujours à fond dedans. L'histoire de la reine Elisa est tellement plus prenante que celle de la princesse et rebelle Elisa. Les défis et obstacles sont cette fois plus importants, et du coup plus fascinants pour le lecteur. 

     Elisa a vraiment grandi, elle prend ses propres décisions et les assume, et on a vraiment l'impression qu'elle est enfin passée à l'âge adulte, bien qu'elle ait seulement 17 ans. Les épreuves qu'elle a vécu l'on transformée. Dans ce tome 2, elle doit affronter toutes les réalités d'être reine, de devoir contrôler et veiller sur un royaume entier, en pleine période de guerre, et d'instabilité. Elle décide de se mettre en quête d'un immense pouvoir qui pourrait grandement l'aider à accomplir son destin de dirigeante. 

     Je tiens cependant à un mettre un bémol en avant : je trouve que ce livre se concentre trop sur la foi. Tout les personnages suivent aveuglement le Destin, sans jamais le remettre en cause, et je trouve que la religion prend une place trop importante. Elisa est toujours en train de prier, elle le fait presque à chaque page, et celui devient trop insistant. De un, je n'aime pas trop le rôle trop prenant de la religion, et de deux, les décisions d'Elisa ne sont pas vraiment les siennes, du coup. 

        Autrement, la relation qu'elle développe avec Hector est très intéressante. Même si je l'ai senti venir depuis le tome 1, leurs sentiments ne viennent pas d'un coup, et c'est agréable de les voir se développer. Par comparaison, j'avais trouvé la relation d'Elisa et Humberto dans le premier tome beaucoup trop simple et trop rapide. Ici, avec Hector, Elisa doit surmonter beaucoup d'obstacle, elle doit réellement se battre pour son amour. Ce qui est bien, du coup, c'est que son histoire d'amour avec Humberto conduit à celle avec Hector, car Elisa sait déjà ce qu'est l'amour. 

    Pour résumer, c'est un très bon tome deux, et jusque là une saga qui mérite d'être plus connue. (Je l'ai découverte car elle fait partie de la Collection R dont j'adore la ligne éditoriale). Sinon, je n'en entend jamais parler sur la blogosphère, et c'est peut-être car elle est parue il y a 5 ans. En tout cas, je vous la conseille vraiment. 


Ma note :


Lizie